Immobilier

Comment vendre ou acheter en viager en 2026 ?

Comment vendre ou acheter en viager en 2026 ?

Le viager est une vente immobilière où l’acquéreur (débirentier) verse une rente viagère au vendeur (crédirentier) jusqu’au décès. Avec un bouquet de 10 à 30 % du bien à la signature, il reste un outil patrimonial intéressant pour compléter ses revenus à la retraite. Le marché a doublé en dix ans : 8 000 transactions par an aujourd’hui contre 4 000 en 2015.

La vente en viager fait son come back. Au cours des dernières décennies, le nombre des transactions oscillait entre 4 000 et 5 000 par an. Aujourd’hui, leur rythme serait plus proche des 7 000 à 8 000 par an.

Une opération intéressante pour les séniors

Le viager apparaît en effet comme une solution d’avenir pour les seniors souhaitant un complément de revenus.

Le viager, une vente comme les autres…

Comme toutes les transactions immobilières, la vente en viager doit être établie devant notaire. Elle est précédée d’une promesse ou d’un compromis, comportant les modalités de paiement et d’indexation de la rente. Le notaire aura au préalable vérifié que toutes les conditions tenant à la personne du vendeur (le“crédirentier”) et de l’acquéreur (le “débirentier”) ainsi qu’au bien lui-même sont réunies.

Deux différences

La vente en viager se différencie d’une vente “classique” sur deux points.

L’existence d’un aléa
La vente en viager entre dans la catégorie des contrats aléatoires. La durée de versement de la rente et donc, le coût total de l’opération dépendent d’un événement futur et incertain : le décès du vendeur. L’absence de risque entraîne la nullité de la vente.

Un paiement échelonné
L’acheteur ne paie pas son acquisition “comptant” mais verse une rente jusqu’au décès du vendeur (et le cas échéant celui de son conjoint). En pratique cependant, il est fréquent que le jour de la signature de l’acte, le vendeur perçoive 10 à 30 % de la valeur du bien. On parle de “bouquet”. Un soin tout particulier doit être apporté au calcul de la rente. Comme pour toute vente immobilière, le prix se négocie librement pour une vente en viager. Généralement, il est évalué par un professionnel (votre notaire par exemple) qui tient compte :
    • des prix pratiqués sur le marché
    • de l’âge du vendeur
    • de son espérance de vie.

Deux formules de viager : libre ou occupé

Le viager libre
L’acquéreur prend immédiatement possession du bien vendu.
Cette formule intéresse beaucoup d’acquéreurs mais peu de vendeurs. Les viagers libres sont en effet plus “rares” sur le marché. Le montant de la rente est souvent supérieur à celui d’un viager occupé.

Le viager occupé
Le vendeur continue à habiter le bien vendu, tout en percevant la rente comme complément de revenu. Dans certains cas, le vendeur peut également souhaiter conserver l’usufruit de son bien, c’est-à-dire non seulement l’habiter mais aussi pouvoir le louer à un tiers et en percevoir les loyers. Au décès du vendeur, l’acquéreur sera tenu d’attendre la fin du bail en cours avant de pouvoir occuper lui-même les lieux. En pratique, cette formule est peu utilisée car elle est complexe à gérer.

Le viager, une fiscalité particulière

La rente viagère sera taxée comme un revenu. Son montant bénéficiera toutefois d’un abattement variable selon l’âge du vendeur lors du versement de la rente :

  • 30 % si le vendeur a moins de 50 ans,
  • 50 % s’il a entre 50 et 59 ans
  • 60 % entre 60 et 69 ans
  • Au-delà : 70 %.

La rente viagère bénéficie d’une fiscalité très avantageuse

Le viager hypothécaire

Alternative au viager “classique”, le prêt viager hypothécaire permet au propriétaire d’un bien immobilier d’obtenir un prêt en donnant, en contrepartie à la banque, une partie de la valeur de ce bien. Cette somme, versée sous forme de capital ou de rente viagère, peut être utilisée pour faire des travaux ou financer des voyages, aider ses enfants ou petits-enfants, payer une aide à domicile…
Au décès de l’emprunteur, les héritiers n’ont aucun risque à craindre.
si la vente du bien est inférieure à la dette, la banque supporte la perte. À l’opposé, si le produit de la vente est supérieur à la dette, l’excédent revient aux héritiers.

Quelle alternative à la vente en viager ?

Quand on arrive à la retraite, il peut parfois être difficile de trouver des financements ou un prêt pour continuer à avancer dans ses projets. Cependant, de nombreuses personnes âgées de plus de 60 ans sont propriétaires de leur logement. Ce qui leur offre des possibilités pour réussir à obtenir un apport financier. il est possible de passer par une vente en viager mais également de souscrire à un prêt Jubilé en suivant ce lien : https://www.jubile.co/

Souscrire à ce type de prêt peut avoir plusieurs avantages par rapport à une vente de sa propriété en viager. il s’agit d’emprunter une somme d’argent en fonction de son projet, en débloquant une partie de la valeur de votre bien immobilier. Vous pourrez donc rester propriétaire de votre logement et de bénéficier d’une véritable assurance pour le remboursement de votre prêt. Ce qui n’est pas le cas dans un viager ou dans une vente de la nue-propriété.

Le remboursement du prêt se fera seulement au moment du décès de l’emprunteur avec une partie de la vente du logement. Cela ne va donc pas venir alourdir ses charges tous les mois.

Le viager en 2026 : un marché en forte croissance

L’allongement de l’espérance de vie et la pression sur les retraites poussent de plus en plus de propriétaires âgés vers le viager. Selon la Chambre des Notaires, près de 40 % des seniors propriétaires de plus de 70 ans envisagent désormais cette option pour conserver leur niveau de vie. Le viager mutualisé porté par certains fonds institutionnels (CNP, Caisse des Dépôts) sécurise par ailleurs la rente versée, ce qui rassure les vendeurs.

Avant tout engagement, faites estimer votre bien par un notaire : la qualité du calcul de la rente et du bouquet conditionne la rentabilité de l’opération sur 15 à 20 ans.

Questions fréquentes sur le viager

Quelle est la différence entre viager libre et viager occupé ?

Dans le viager libre, l’acheteur peut occuper ou louer le bien immédiatement. Dans le viager occupé (le plus courant), le vendeur conserve un droit d’usage et d’habitation jusqu’à son décès, ce qui réduit le prix d’achat de 30 à 50 %.

Que se passe-t-il si l’acheteur décède avant le vendeur ?

Les héritiers de l’acheteur reprennent l’obligation de payer la rente. Si le contrat le prévoit (clause résolutoire), la propriété peut revenir au crédirentier en cas de défaut. Le notaire structure cette protection lors de la signature.

Le bouquet est-il obligatoire ?

Non, le bouquet est négociable. En pratique, il représente 10 à 30 % de la valeur du bien et permet au vendeur de disposer immédiatement d’un capital. Plus le bouquet est élevé, plus la rente mensuelle baisse.

Quelle fiscalité pour le vendeur en viager ?

Le bouquet est soumis aux règles de la plus-value immobilière (exonération sur résidence principale). La rente bénéficie d’un abattement variable selon l’âge : 70 % imposable avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans. Au-delà de 70 ans, seuls 30 % de la rente sont imposables.

Peut-on revendre un bien acheté en viager ?

Oui mais avec restrictions. En viager occupé, vous ne pouvez vendre que la nue-propriété tant que le crédirentier vit. La revente reste donc une opération complexe qui nécessite l’accompagnement d’un notaire.

Laurent

Je suis Laurent, et je suis un passionné d'investissement et de gestion de patrimoine. J'ai créé ce site pour partager ma passion avec vous et vous aider à prendre des décisions éclairées en matière d'investissement.

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